
Un court métrage de 22 minutes "sur toutes les formes du mensonge", à coups du destin. croisés.
Un fondu enchaîné entre deux mains, premier lien entre deux personnages, puis le cadre et la photo se font oublier, au service du récit qui s'installe, lentement.
Pas de carrefour dans cette cartographie d'un Fait divers, mais des voies parallèles où nous nous glissons. Un mini "Babel" ou un huis-clos à la dimension d'un arrondissement parisien, au choix.
L'alternance ne nous donne pas le loisir de nous attacher à un personnage, pas même ce couple défait qui paraît un moment le fil le plus sûr ; à nous de retrouver ou d'imaginer une construction probable.
Un bon point aussi à la bande son, sobre, et qui sait ménager les silences, accompagnant la progression du récit de phrases musicales de plus en plus présentes.
Et quand la conclusion vient nous surprendre (j'allais dire lorsque l'enfant paraît), la boucle ne se referme pas encore sur une autre main tendue, ouverte, à l'image de la fin.
